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Avant la naissance du Christ les hommes ont utilisé la clepsydre qui permettait de lire l’heure par la quantité d’eau qui passait d’un verre dans l’autre, l’autre gradué. Elle est l’ancêtre du sablier, apparu lui au quatorzième siècle. Le mot clepsydre vient du grec Kleftein qui signifie voler. La clepsydre servait à rendre tangibles les courtes durées. La plus connue des clepsydres est celle dite de Kamak qu’un inventeur créa pour le pharaon Aménophis III vers l’an 1400 avant J.-C. Des clepsydres à flotteur ont également existé. La Tour des vents est une célèbre horloge à eau également pourvue de cadrans solaires. Ce sont les Arabes qui ont inventé les clepsydres les plus perfectionnées. Charlemagne reçut un jour en présent une clepsydre à automates, certes plus décorative que réellement outil de précision. C’était un cadeau du Calife Haroun Al Rachid. On fabriquait encore des clepsydres au dix-huitième siècle, appelées à tambour. Ce tambour était fait de compartiments comme les roues à aubes. Pour savoir l’heure on se basait sur l’axe d’un tambour qui descendait graduellement en vingt-quatre heures. Les premiers instruments de mesure du temps qui ne furent pas rudimentaires autant que les gnomons le furent fut le cadran solaire. Leur principe était simple. Il s’agissait d’un cadran, qui pouvait aussi bien être affiché sur un mur, sur lequel on avait tracé des lignes représentant les heures. En haut du cadran solaire était fixé un stylet de métal qui, de par l’ombre que le soleil passant projetait sur le cadran, donnait l’heure. Evidemment avec le cadran solaire il était impossible de consulter l’heure la nuit. |
Une clepsydre antique ![]() |
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Autant le cadran solaire que la clepsydre manquaient de précision bien entendu. Le sablier servit un temps mais on lui trouva un inconvénient majeur : il fallait le retourner constamment pour calculer les longues durées. Sachez que c’est l’instrument de mesure qui accompagna Christophe Colomb dans sa grande aventure. Fait de sable ou de poussière de marbre noir on pouvait l’emmener partout. Il y eut également un temps pour les chandelles horaires, sortes de cierges parfois équipés de boules de métal qui donnaient l’heure en tombant suite à la fonte de la cire. |
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Arriva la montre...
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C’est au seizième siècle que l’on voit véritablement apparaître la montre portable. La montre de carrosse naquit du besoin des marchands de la Renaissance de connaître l’heure en voiture. Les premiers ressorts des montres étaient très forts quand ils avaient été remontés, mais faiblissaient à la fin de la journée. On inventa donc un régulateur de force pour y remédier. En dépit de la qualité des artisans de l’époque les montres sont rarement signées. Avec de rares exceptions au dix-septième siècle, la tendance se généralise au dix-huitième, et au dix-neuvième c’est souvent sur le boitier ou à l’intérieur du couvercle que les noms des fabricants font leur apparition. Il faudra attendre le dix-septième siècle pour que l’inventeur Christian Huyghens crée le pendule à rouage mécanique qui permettait de lire autant les minutes que les secondes. Son perfectionnement a donné naissance aux montres mécaniques que nous connaissons encore de nos jours. L’invention était donc de taille et l’homme à saluer pour son génie. La montre ainsi conçue fonctionnait de la sorte : par l’action d’un ressort et avec l’aide d’une ribambelle d’engrenages une pièce nommée barillet va entraîner les rouages et activer ainsi les aiguilles. Le rythme des aiguilles est donné par le balancier dont les oscillations sont constantes tandis qu’un mécanisme autobloquant libère l’énergie par une suite d’intervalles réguliers. |
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La montre mécanique à ressorts fut inventée par Isaac Thuret, un horloger parisien en vogue en 1675. Son invention, il la doit avant tout à la géniale découverte du physicien Huyghens. Nous parlons du spiral réglant. Il est vrai aussi qu’au dix-septième siècle on s’intéresse beaucoup aux sciences et aux découvertes. Des organisations locales comme la Confédération des horlogers de Paris ont contrôlé l’horlogerie. Les premières montres mécaniques, le plus souvent sphériques ou cylindriques se portaient suspendues à la ceinture ou carrément dans la poche. Avec la miniaturisation sont venues les montres bracelets. De nos jours, dans les montres mécaniques les ressorts sont faits de métaux qui résistent bien à la rupture et à l’oxydation. |
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Puis la montre électrique...
Cette invention de la montre électrique qui nous vient de Etats-Unis remonte au début des années 1900 et est le fruit du génie d’Henry E. Warren. Les montres-bracelets électriques ont réellement fait leur apparition sur le marché en 1957. Peu après, en 1959, une montre électronique arrivait. Le traditionnel échappement laissait la place à un diapason qu’accompagnait une pile pour l’alimentation du circuit. D’autres inventions suivirent dans la seconde moitié du siècle. Ainsi virent le jour les montres à affichage par diodes luminescentes dans les années 1960 puis celles par affichage à cristaux liquides dans les années 1970. Dans les deux cas c’est un cristal de quartz qui commande les oscillations du courant électrique. Leur fréquence divisée calcule l’heure. On doit convenir et rappeler que les découvertes de la science ont apporté de nombreuses améliorations aux montres et horloges.
Les montres électriques ne possèdent pas un mécanisme à échappement. Elles puisent comme leur nom l’indique leur énergie dans le courant électrique. Sur le courant continu si elles sont équipées d’une pile ou d’une batterie. Pour autant elles possèdent un échappement mécanique et des rouages. Dans des montres de cette sorte ce qui est remarquable c’est l’avancée des aiguilles en continu car dans les horloges mécaniques leur avancée ne se faisait que par à coups.
C’est en mai 1970 que la firme Hamilton Watch Company de Lancaster en Pennsylvanie a présenté à la presse un prototype de montre entièrement électronique. Il s’agit de la Pulsar. Sans aiguille ni cadran, sans aucune pièce en mouvement elle donne l’heure extrêmement précisément. On appela cette technologie « sans composant mobile ». Son boitier a été dessiné par Ernest Trova. Sa première édition fut vendue à 1500 dollars US en 1971 lors de sa commercialisation. L’affichage de ladite montre se faisait par diodes luminescentes. Un grand pas était franchi dans le monde de l’horlogerie.
La montre à quartz C’est vers les années 1920 que les fabricants ont choisi le quartz à cause de leurs charges électriques. En effet celles-ci vont et viennent à la surface du verre, et, suivant des vibrations qu’on appelle effet piézo-électrique. C’est par le truchement du circuit électronique que les aiguilles se déplacent. L’avantage principal de ce type de montre est sa précision. On la considère dix fois supérieure à celle des montres mécaniques. L’effet piézo-électrique du cristal de quartz est dû à l’inventeur Pierre Curie qui le découvrit par une suite d’expériences en 1883. Sa fréquence peut aller jusqu’à plusieurs millions de hertz à la seconde. Une autre invention va compter pour l’avenir des montres à quartz. |
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Montres de joaillerie : un peu d’histoire
Vous savez certainement ce qu’est un joaillier mais nous allons vous le rappeler. Il s’agit d’un expert de l’art pour monter des pierres précieuses sur de l’or, de l’argent ou du platine. C’est au 18e siècle que cette définition s’établit véritablement dans la mémoire des consommateurs compte tenu de la difficulté de la profession à s’organiser en Europe. En France, pour exemple, les orfèvres ne se structurent en corporation qu’au début du 18e siècle alors qu’ils sont dotés de statuts depuis 768. Il n’est pas rare de nos jours encore dans les grandes maisons que l’on crée des pièces d’orfèvrerie autant que de bijouterie et d’horlogerie. Au début du 19e siècle encore, mises à part quelques exceptions, les pierres précieuses ne sont qu’une des composantes d’une montre de joaillerie. Les émaux commencent à arriver et les surpassent par leur éclat. Tantôt sculptures, tantôt peintures, les montres de tels joailliers sont de vraies œuvres d’art. C’est entre 1750 et 1850 que les émailleurs genevois commencent à voir la demande des horlogers européens venir vers eux. Dés la fin du 17e siècle et au 19e siècle notamment le marché chinois ouvre à ces émailleurs un marché que de grands noms de l’époque comme Juvet-Vauchet honorent de leur qualité.
La montre prend des formes florales ou animalières et miniaturisées, puis rehaussées de perles et autres pierres précieuses, elles répondent aux exigences d’une riche clientèle.
Les montres-bagues apparaissent dans les années 1500 et, un temps oubliées, reviennent sur le devant de la scène dans les années 1780 chez les élégantes qui les remettent à la mode. Elles sont le plus souvent rectangulaires ou ovales, parfois rehaussées de diamants et de perles.
L’industrie horlogère en Suisse : cinq siècles de savoir-faire
En 1601, une corporation d’horlogers est créée en Suisse sous le nom de Maîtrise des horlogers de Genève. Si l’industrie horlogère se développe si bien en Suisse, il faudra se rappeler l’orfèvre Daniel Jeanrichard né en 1665 et décédé en 1741 car il crée le système de l’organisation divisée du travail appelé aussi établissage.
Rappelons qu’au dix-huitième siècle la Suisse exporte déjà plus de 60 000 montres. D’inventions en inventions il faut compter sur l’horlogerie suisse. Ainsi en 1770, le sieur Abraham-Louis Perrelet invente l’ancêtre de la montre automatique appelée aussi montre à secousses ou perpétuelle. Notons également que c’est à l’un des fondateurs de la marque Patek Philippe, nommé Adrien Philippe que l’on doit d’avoir inventé la montre à remontoir au pendant. Mais avançons un peu dans le temps. C’est à la fin de la Première Guerre mondiale que l’on commercialise la montre bracelet. Pour qu’elle soit automatique il faudra attendre 1926 et pour qu’elle soir électrique, 1952.
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